|
JOURNAL DE LA GRUYERE DU 27 JUIN 2008
VOTRE ARTICLE DU 17 JUIN 2008 Homosexualité «On peut éviter des suicides»
Madame,
C’est avec un peu de retard que j’ai pris connaissance du contenu de votre article paru dans l’édition de votre journal du 17 juin 2008. Je me permets de réagir à celui-ci entant que président de l’association Essentiel qui à son siège social à Bulle.
Je trouve très positif que la thématique de l’homosexualité soit abordée dans vos pages, en effet la Gruyère est encore peut-être le parent pauvre du canton de Fribourg dans le dialogue avec les différentes composantes de la société sur les thématiques que sont la bisexualité, l’homosexualité féminine et masculine ainsi que les personnes transgenres et intersexuées. Mais le canton de Fribourg fait preuve de courage et d’ouverture et n’est certainement pas le canton Romand le plus en retard dans ces thématiques, loin de là.
Malgré tout, je me permets d’apporter quelques remarques qu’il me semble important de soulever et éventuellement de corriger. · Vous indiquer qu’aucun lieu de rencontre gay n’existe ; il n’est en rien. L’association homosexuelle mixte fribourgeoise Sarigai à depuis 1997 un lieu de rencontre. Celui-ci à été réadapté aux besoins actuels en début d’année et se nome le 2Seven. Il est ouvert tous les jeudis en ville de Fribourg. · Vous indiquez le no de la Rainbowline, j’ai le regret de vous annoncer que celle-ci n’est plus active pour les francophones depuis maintenant près de deux ans. Par contre il existe également une ligne d’écoute au sein de l’association Sarigai.
J’ai trouvé à plusieurs reprise vos écris un peu négatif. Certes 25% des suicides chez les 16-25 ans sont liés à leurs identités sexuelles et il faut absolument que la société en générale ouvre le débat pour éviter que ces statistiques ne perdurent. Par contre il me semble que vous avez oublié de souligner le travail des associations locales ou nationales qui œuvrent pour favoriser le dialogue et qui contribue à sensibiliser le publique à ces thématique. Je n’en citerai que quelques unes par exemple : · Sarigai, l’association homosexuelle mixte fribourgeoise, qui travaille au niveau cantonal à la prévention, à l’écoute, à l’accueil, et qui est active dans le milieu politique et social (www.sarigai.ch) · La boussole, est un groupe de sensibilisation intéressé par la question de l'orientation sexuelle. C’est une association indépendante, sans visée politique. Elle se veut ouverte à chacune et à chacun, indépendamment de son orientation sexuelle (www.laboussole.ch). · Pink Cross, l’association nationale gaie qui travaille surtout dans les milieux politiques et médiatiques en partenariat avec l’OSL (www.pinkcross.ch). · OSL, l’organisation Suisse des lesbiennes qui est l’association nationale lesbienne et qui travaille également dans les milieux politiques et médiatiques en partenariat avec Pink Cross (www.los.ch) · Agnodice, est une fondation qui à pour but de promouvoir en Suisse une société bienveillante et juste envers toute personne manifestant une identité de genre atypique (www.agnodice.ch). · Sans oublier ESSENTIEL que vous mentionnez dans les adresses utiles et je vous en remercie.
Vous pouvez constater par ce qui précède que le canton de Fribourg, n’est pas seul et que nombreuses sont les associations et par conséquent nombreux sont les bénévoles actifs pour faire évoluer les mentalités.
Vous indiquez également qu’il est difficile de trouver un soutien, je vous rejoins partiellement sur ce point, mais nous ne devons pas perdre des yeux que les moyens de communication tel que l’internet permet d’obtenir passablement d’informations de façon discrète et anonyme comme vous le mentionnez dans vos adresses utiles. La question fondamentale reste tout de même « un écran d’ordinateur ou un téléphone peuvent-ils apporter un réel soutien lorsque le moment devient critique ou n’est-ce pas trop tard ? ».
Il n’enlève rien aux difficultés que peuvent rencontrer certains jeunes et moins jeunes à faire leur coming-in et par la suite leur coming-out. Et qui parfois découle sur des actes tragiques. Mais nous devons penser de façon positive, voir ce qui à été fait et ou nous en sommes et continuer à faire un travail de terrain.
Je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour votre article qui, je l’espère, aura créé quelques débats et discussions dans les cercles familiaux et sociaux et ainsi permis à certains de pouvoir réfléchir à ces thématiques.
Tout en restant à votre disposition, je vous adresse, Madame, mes respectueuses salutations. |